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9月27日 Fenêtre sur cour9月24日 Parfois...9月19日 Unis...Unis pour le meilleur et...
Pour le meilleur !
Le pire, je n'en veux pas,
Le pire, je n'en veux plus.
***
Ce pire qui fait toujours s'interroger en vain
Ce pire qui fait souvent s'inquièter inutilement
Ce pire qui sait faire douter et perdre patience
Ce pire qui sait si bien énerver et faire regretter
***
Ce pire qui existe peut-être
Ou qui peut-être n'existe pas
Je le laisse dans l'ombre
Je le laisse pour d'autres
***
Il ne me regarde pas
Et je ne le regarde pas
***
Il n'a que la valeur que moi je lui donne
La valeur que mon temps peut lui accorder
Ce temps que le meilleur n'aura pas pris...
S'il en reste !
Méfions-nous des fozamis !Ceux qui croient nous connaître...
Ceux qui savent mieux que personne
Ce qui est bon ou mauvais pour nous
~
Ceux qui se donnent plus d'importance
Que l'on ne peut leur en donner
Ceux qui nous donnent plus d'importance
Que l'on ne peut leur en donner
~
Ceux qui savent mieux parler
Que simplement écouter
Ceux qui savent mieux montrer
Que simplement observer
Ceux qui demandent à être compris
Sans savoir comprendre
Et ceux qui ne savent que recevoir
Sans savoir offrir
~
Méfions-nous des fozamis
Leurs sourires ne sont que des façades
La Vérité est ailleurs !
9月1日 KiKouLanD – Chapitre VIUne fois à l’intérieur de la maison qu’il avait choisie, il comprit qu’il avait fait le bon choix. Elle n’était pas très grande, mais de l’étage au rez-de-chaussée, elle comportait pas mal de cachettes possibles. Il décida de s’en trouver deux, une à chaque étage, au cas où une urgence l’imposerait. En bas, ce serait dans un débarras, derrière des casiers à bouteilles, tandis qu’en haut, le fond d’une armoire à linge, peu remplie, ferait bien l’affaire.
Mais avant cela, curieux et intrépide comme il l’était, il décida de fouiner un peu partout, histoire de mieux connaître ses habitants.
N’y ayant qu’une seule chambre, occupée par un grand lit à deux places, il conclut assez facilement à la présence d’un couple KiKou sans enfant. Donc ptêtre de jeunes KiKous, récemment unis, ou peu pressés d’en avoir. Ou bien encore aurait-il pu s’agir d’un coupe homosexuel, pkoi pas ?
Quoi qu’il en soit, il accueillit cette nouvelle avec un immense soulagement. La perspective d’un KiKoucide ne l’enchantait guère ! Et surtout si dans le lot, il y avait des enfants à éliminer…
Pour le coup, sa conscience n’aurait « que » deux meurtres à se reprocher. Deux au maximum, se promit-il, dans un vague élan de bonté.
Puis, il se remit à inspecter les lieux. Apparemment, ce couple était plutôt de joyeux fêtards et vraiment pas des maniaques de l’ordre et de la propreté. Les placards de la cuisine n’étaient remplis que de nourriture toute prête ou facile à cuisiner, tandis que tout y était rangé en dépit du bon sens, selon l’humeur du moment, au gré de fantaisies passagères.
Bref, des personnes qui se compliquaient la vie le moins possible et qui pensaient davantage à en profiter, plutôt qu’à se bâtir une soi-disant respectabilité. Ptêtre à l’image de tous les autres KiKous ? Notre homme finirait certainement par le savoir un jour.
Dans le salon, sur de petits fauteuils en rotin, il y avait de nombreux instruments de musique, disposés pêle-mêle et en tous genres, à cordes, à vent et percussif. Et il était évident qu’ils servaient souvent, qu’ils n’étaient pas là que pour la déco. Pourvu que ce soir, ils n’aient pas décidé d’organiser une petite fiesta chez eux !
Un vague coup d’œil dans la cuisine, lui permit de constater qu’ils n’y passaient généralement pas beaucoup de temps, mais qu’elle était pourtant souvent fréquentée. Vaisselle propre et sale se mélangeait allégrement, tandis que les placards aux portes grandes ouvertes, trahissaient des aller–retour assez nombreux et le besoin de s’approvisionner rapidement.
Sauf en fruits, qui garnissaient abondamment plusieurs corbeilles que l’on trouvait en de nombreux endroits de la maison. Et sauf en boissons, dont les étagères du casier à bouteilles ne manquaient pas !
Un vague balai usagé et posé dans un coin derrière la porte, montrait à l’évidence que le ménage n’était pas non plus la première de leurs préoccupations et qu’il ne devait pas beaucoup servir.
Après ce ptit tour d’horizon, il décida de monter à l’étage, tout à la fois excité à l’idée d’en savoir encore plus sur la vie de ce couple KiKou, mais un peu honteux en même temps, de pénétrer ainsi par effraction dans leur intimité.
Une intimité qui ptêtre… ne passerait pas la nuit !
Le bureau dans lequel il entra en premier, lui apprit qu’il ne devait pas régner une intense activité intellectuelle dans les parages. Il n’y trouva que de vieux journaux populaires, ainsi que des magazines usagés, essentiellement tournés vers l’apparence et le superficiel.
Fouillant quelques tiroirs, il ne trouva pas ce qu’il espérait et ce qui l’intriguait au plus haut point depuis son entrée. Il n’y avait aucune photo, ni portrait nulle part. Ni accrochés aux murs, ni dans des albums.
D’un côté, il brûlait d’envie de savoir à quoi ressemblait ce couple de KiKou… mais d’un autre côté, ptêtre valait-il mieux qu’il ne le découvre qu’au dernier moment… Sans avoir le temps de s’attacher. Sans laisser à de quelconques sentiments le temps de se former et de le faire hésiter… Avant de frapper… le cœur vide et l’esprit neutre.
Passant devant une salle d’eau sans s’y arrêter, il se dirigea droit vers la chambre à coucher. Comme il s’y attendait, le grand lit était encore défait du matin et il y régnait une pénombre chaude et moite, à peine éclairée par les faibles rayons du soleil couchant, filtrés par des stores vénitiens en bambou.
Puis, d’un coup de folie et attiré par ce grand matelas si accueillant, il plongea sur le lit de tout son poids, faisant craquer le pauvre sommier à lattes. Il prit plaisir à y rebondir un peu et, une fois immobile, fixa le plafond blanc en se disant qu’il allait attendre ses futures victimes ici.
Mais qu’au premier bruit suspect, il filerait se cacher au fond de la vieille armoire en face.
Tandis qu’il se reposait de sa longue journée, il ne put s’empêcher d’imaginer d’autres alternatives à l’idée de se résoudre à tuer. Que ptêtre, il n’y serait pas obligé ? Que ptêtre, ces KiKous étaient différents de leurs congénères et qu’ils sauraient l’accepter parmi eux, le cacher… Voire même l’adopter, comme un lointain cousin germain !
C’est alors qu’il entendit des voix à l’extérieur, en direction du chemin qui passait devant la maison. Il se leva d’un bond, écarta quelques lames du store et put voir un petit groupe de KiKous en train de bavarder gaiement tout en marchant pour rentrer chez eux.
De leur conversation trop distante, il ne comprit évidemment rien. Mais en tout cas, par leurs rires et leurs chants, ils devaient bien s’amuser !
Puis le groupe finit par se séparer et il comprit que deux d’entre eux, allaient bientôt venir le rejoindre entre ces quatre murs.
Son cœur pourtant endurci, se mit à battre la chamade, mais il continua de les observer encore, tant qu’il le put… Juske à ce qu’il entendit la porte d’entrée s’ouvrir…
Suite au prochain épisode
7月26日 KiKouLanD – Chapitre V
S’approcher du village pour mieux observer ? D’accord, mais juske où ? Et pkoi ne pas essayer plutôt de se mêler à la population KiKou ?
En ayant cette idée, l’homme s’effraya lui-même, se remémorant les assauts affectueux, mais mortels de quelques individus KiKous… S’imaginant déjà découvert, démasqué et encore une fois pris à partie, enseveli sous une montagne de bonnes intentions forcenées !
Lui prodiguant un amour étouffant au possible… comme si cela était aussi leur unique moyen de défense… Offrant d’eux-mêmes sans compter, autant paske cela était inscrit dans leurs gênes, que ptêtre... par instinct de survie ?
L’Amour, ce bouclier suprême, capable de désarmer les pires mauvaises intentions ? L’Amour, qui s’appellerait lui-même et qui ne pourrait avoir en écho que sa propre voix ? L’Amour, qui saurait convaincre même les raisons les plus solidement ancrées ? Quitte à faire oublier toutes les différences, pour que seules n’existent que les ressemblances ?
Ce tronc commun qui fait que chacun de nous peut prétendre appartenir au genre humain… Ce plus petit dénominateur commun, qui se trouverait en chacun de nous en part égale… Plus ou moins en accord avec ce qui fait le reste de notre personnalité !
Chez les KiKous, cela était certain, il y avait adéquation totale. Cependant chez notre homme, cela était beaucoup moins sûr. Il se sentait très loin d’être « Tout Amour » ! Dans une espèce d’uniformité, qui ferait ressentir des émotions et des sentiments identiquement purs et parfaits, chez des êtres différents, vivant des vies différentes…
Il se voyait au contraire une personnalité particulière et inaliénable, constituée de bons comme de mauvais côtés, auxquels il tenait tout autant, comme à la prunelle de ses yeux.
Et c’est pour cette raison précise, que même si son intrusion en terre KiKou se faisait de la manière la plus transparente qui soit, même si le subterfuge fonctionnait à fond, la partie ne serait pas pour autant gagnée d’avance.
En se faisant passer pour un KiKou, d’un côté, il pourrait ainsi éviter de les combattre frontalement, mais d’au autre côté, il savait qu’il ne saurait jamais s'économiser une véritable lutte psychologique, une vraie guerre des nerfs, tout le temps qu’il serait en leur présence.
Et c’est avec ces pensées en tête, qu’en même temps il se préparait à lever le camp, direction le village. Maintenant il en était sûr : ce n’était qu’en se mêlant à eux et en feignant d’adopter leur manière d’être, qu’il pourrait mieux les connaître, savoir ce qu’il avait réellement à en craindre… mais ce qu’ils étaient aussi susceptibles de lui apporter.
Tant au niveau matériel, qu’au niveau… Là, il en était moins sûr, paske trop méfiant de nature ! Mais il sentait monter en lui, tout en marchant d’un bon pas, des souvenirs enfouis qui lentement refaisaient surface.
Pkoi ressentait-il sans cesse la Différence comme une menace pour sa personne ? Pkoi l’Autre était-il d’abord perçu comme un danger potentiel, plutôt que comme une chance providentielle ? Et d’où lui venait cette impression qu’il avait depuis son tout jeune âge, que le monde savait davantage profiter de lui que l’inverse ?
Bref, tout un lot de pkois qu’il trimballait depuis son enfance, mais qu’il avait toujours su refouler, n’y trouvant de son côté, comme de l’extérieur, aucune réponse vraiment satisfaisante.
Qu’il en soit ainsi, venant de ses lectures ou de ses rencontres, cela il l’admettait fort bien, tant il imaginait ces idées étrangères à sa personne, sujettes à caution. Mais que lui-même ne parvienne pas à trouver le début d’un commencement de solution à ses problèmes existentiels, cela lui était vraiment insupportable !
S’approchant encore plus près du village, il commençait enfin à comprendre comment il avait toujours fonctionné : remettant sans cesse à plus tard, toutes ses questions sans réponse, pour n’avancer qu’à grands coups de certitudes… toutes les rares fois qu’il en avait !
Il n’était maintenant qu’à quelques pas du village, quand il réalisa qu’éventuellement, il aurait été utile d’élaborer un semblant de stratégie… Paske les KiKous ne s’attrapent sûrement pas avec du miel comme les mouches !
Il n’était pas loin de midi et tous vaquaient consciencieusement à leur occupation favorite : se promener, faire des rencontres et se regrouper, ici ou là, pour créer du consensus en veux-tu en voilà. Recherchant sans cesse l’harmonie et l’entente cordiale en tout point et en tout lieu et pour n’importe quelle raison.
Et de là où il était, bien caché derrière la maison de l’un d’entre eux, tout ce qu’il pouvait entendre, n’était qu’un puissant bourdonnement, un brouhaha permanent, mais assez mélodieux et très agréable à l’oreille, provenant d'une agitation folle.
Pressé par l’urgence, comme par l’envie d’en découdre au plus tôt, il n’avait eu le temps de concevoir qu’un plan d’attaque très sommaire : attendre qu’un KiKou se trouve suffisamment à l’écart de ses congénères, se précipiter sur lui, le dépouiller de ses vêtements, prendre sa place au sein du village et guidé par son feeling, essayer au mieux de tenir son rôle.
Mais le problème, il s’en rendit compte très vite, c’était que les KiKous ne s’éloignaient jamais beaucoup les uns des autres. Ils ne savaient pas rester seuls bien longtemps… Plus grégaire qu’un KiKou, tu meurs !
Un autre détail qu’il avait un peu négligé, le fit encore plus hésiter. C’était : que faire du KiKou qu’il aurait enlevé ? Saurait-il encore une fois improviser à la dernière minute, en sachant garder son sang froid ?
Du coup, il se résolut à attendre la nuit tombée, que chaque famille rentre chez elle, pour mettre son plan à exécution. Et avant cela, il lui faudrait jouer au chat et à la souris avec eux, en se déplaçant dans l’ombre, pour mieux les observer sous toutes les coutures, mais aussi pour mieux choisir sa cible.
Ayant ainsi rapidement fait le tour du village, il se détermina pour la maison la plus proche de son lieu d’arrivée. Pour le cas d’une retraite forcée, il saurait retrouver sans hésitation le chemin de la forêt, pour mieux y perdre ses poursuivants.
Les KiKous ayant toujours ignoré l’idée du Mal. Ne sachant que vivre dans l’Amour absolu, ils n’avaient jamais éprouvé le besoin de se protéger de quoi que ce soit. Et aucune de leur maison ne fermait à clef. Et s’il y avait des portes, des fenêtres et des volets, ce n’était que contre les caprices d’une météo tantôt trop favorable, tantôt trop rigoureuse.
Notre homme n’eut donc aucune peine à s’introduire dans la maison de son choix. Une fois à l’intérieur, il n’avait plus qu’à patienter et attendre que ses habitants daignent rentrer… pour en faire ses prochaines victimes.
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7月16日 KiKouLanD – Chapitre IV
Un panorama splendide, de là où il était ! Enfin… en théorie, paske le plafond était si bas et la nuit si profonde, qu’il ne voyait pas grand-chose en détails. Mis à part les ruelles éclairées de belles lumières orangées, ainsi que les petites maisons qui les bordaient. Il pouvait aussi distinguer de nombreuses places, quasiment au croisement de chaque artère. Comme un nombre incalculable de nœuds sur la toile d’une araignée booléenne ! Notant au passage la quantité astronomique de bancs disposés en ces endroits, il était facile d’imaginer que ces lieux de rendez-vous grouillaient d’une intense fréquentation en temps normal. Comme si l’essentiel de l’activité KiKou se tenait en ces places précisément. Mais tout cela était encore à vérifier. Déjà paske ils s’étaient tous réfugiés les uns chez les autres et ensuite paske il sentait confusément que l’aube approchant, il ne lui restait que peu à dormir… Et il en avait sacrément besoin ! Ptêtre aussi paske il pressentait que dès le jour levé, il aurait besoin d’être au mieux de sa forme… mais sans trop savoir pkoi. Sa nuit fut parsemée de songes qui l’agitèrent en tout sens. Tantôt cauchemars, tantôt rêves paisibles, il passait d’un extrême à l’autre avec une facilité déconcertante. Il y était évidemment question des KiKous ! Comment en faire abstraction ? Il se voyait tantôt sympathiser avec eux, adoptant sans se forcer leur manière d’être. Et partageant leurs discussions, sur tout et sur rien. Refaisant le monde à leur manière, sans aucun souci, ni de cohérence, ni de réalisme. Puis l’instant d’après, ce beau concert de paroles légères, cette délicieuse harmonie de clins d’œil complices, tout cela volait en éclats, pour dégénérer en une boucherie sanglante, dans laquelle il explosait sans sourciller les KiKous un par un, juske au dernier. Mais sans jamais réussir à ce qu’ils se départissent de leur sourire idiot ! Comme s’ils s’éclataient (dans tous les sens du verbe !) à découvrir un jeu d’un genre nouveau et hyper excitant. Puis ayant fait place nette, les KiKous éparpillés au large façon puzzle, il en venait encore d’autres et c’était reparti pour le même scénario : des palabres à n’en plus finir, suivis de scènes d’une rare violence, etc… Au matin, les vêtements trempés de sueur et de rosée, quand il émergea de son sommeil, le soleil était déjà bien haut et le ciel bien dégagé de l’orage de la nuit. Il se redressa d’un bond, paniqué à l’idée d’avoir été découvert… Mais ses craintes s’estompèrent rapidement en constatant qu’en contrebas de sa cachette, les KiKous avaient naturellement repris leur activité favorite, plutôt que de s’inquiéter de sa disparition et de se mettre à sa recherche. Maintenant rassuré, il se posta au mieux entre les rochers pour avoir le meilleur champ de vision possible, tout en n’oubliant pas de se servir copieusement parmi les victuailles qu’il avait pris grand soin d’amasser dans son sac à dos. Tranquillement installé, savourant les fruits délicieux de l’île, il put constater avec quelle justesse se vérifiait tout ce qu’il avait supposé la nuit dernière du mode de vie KiKou. Leurs allées et venues incessantes, leurs pauses aussi, parfois longues, parfois brèves, sur les bancs qui encerclaient les places du village… exactement comme il l’avait imaginé. Disposant d’une longue vue, demeurée étrangement intacte au fond de son sac, il se décida à suivre l’un d’eux en particulier, pour mieux comprendre tous ses va-et-vient, s’il y avait une logique apparente qui présidait à ses déplacements, ou bien s’ils se faisaient d’une manière totalement aléatoire. Du haut de son esprit cartésien, il ne fut pas déçu ! Tous ces tours et ces demi-tours le déconcertaient et le laissaient dubitatif. Il avait l’impression d’observer une fourmilière au microscope, au milieu de laquelle, une des fourmis butinaient d’un groupe à l’autre, comme un zébulon sous amphétamines. Sans aucun souci pour s’intégrer aux discussions ou aux jeux de chacun et s’y adonnant comme si elle y avait toujours été présente dès le début. Sans aucun souci non plus, pour prendre congé, soudainement attirée ailleurs, par d’autres sons de cloches plus fascinants encore. Naviguant sans cesse d’un groupe à l’autre, avec la même expression enjouée. Même si de loin, les sujets d’intérêts semblaient varier d’un extrême à l’autre. Puis d’un seul coup, pouf ! Notre homme perdit brutalement la trace de sa fourmi préférée. Il l’avait dans sa visée, puis la seconde d’après, elle n’y était plus. Alors, sans trop s’interroger, il jeta son dévolu sur un autre candidat… qui suivit à peu près la même trajectoire et qui finit par s'évanouir à son tour. C’est alors que, par hasard, balayant de sa longue vue tout le village de gauche à droite, il crut reconnaître le KiKou qu’il avait initialement choisi d’observer d’une manière privilégiée… Mais celui-ci semblait s’être téléporté à l’autre bout du village! Traits pour traits, la même démarche sautillante et la même folie joyeuse dans le regard. La ressemblance était si frappante, qu’il imagina l’éventualité d’un frère jumeau, ou bien… de quelques passages secrets, faisant office de raccourcis. Et permettant ce miracle de pouvoir disparaître d’un endroit devenu ennuyeux, pour renaître preske instantanément un peu plus loin, tout nouveau, tout beau et regonflé à bloc. Il y avait là un mystère qui ne saurait s’éclaircir à moins d’oser quitter ce lointain observatoire, pour se rapprocher du village. Mais tout en restant le plus possible à couvert, pour ne pas se faire repérer et surtout pour continuer d’apprendre tant qu’il le pouvait des habitudes de vie du peuple KiKou.
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7月11日 KiKouLanD - Chapitre IIIMais cet effort désespéré pour se dégager de l’emprise KiKou, aussi affectueuse qu’étouffante, n’eut pour résultat que de le replonger dans le coma profond, duquel il n’avait réussi à sortir que quelques instants. Trouvant l’attraction inanimée nettement moins distrayante, les KiKous commencèrent peu à peu à se désintéresser de l’humain et finirent par l’abandonner à son triste sort, improvisant de joyeux nouveaux jeux sur le chemin du retour vers leur village. Surtout que la nuit commençait à tomber, s’accompagnant d’une épaisse couverture nuageuse ; un orage peu commun s’annonçait. Très rapidement, les KiKous, courageux mais pas téméraires, rentrèrent pour s’enfermer chez eux à double tour. Au demeurant peu craintif dans leur vie quotidienne, ils répugnaient cependant à se coltiner de plein fouet tout ce qui représentait un mystère trop profond à leurs yeux. Ils prenaient la vie comme elle venait, en privilégiant les joies simples aux bonheurs trop difficiles d’accès. D’un seul coup, le village entier se vida de toute sa folle animation, pour ne laisser place qu’à des ruelles sombres et désertes, zébrées d’éclairs plus violents les uns que les autres. Tandis que fusaient derrières leurs portes et fenêtres closes, des rires et des chants à n’en plus finir. Preuve que leur joie de vivre, savait malgré tout s’accommoder d’événements extrêmes, avec toujours la même innocente fraîcheur, indifférentes aux tourments extérieurs, devenue secrète et bien protégée. Pour notre homme resté dehors, il en allait tout autrement ! Maintenant bien exposé aux intempéries, ainsi qu’à ses conséquences naturelles et imprévisibles, maintenant vulnérable et sans défenses, son destin était scellé à celui de l’île. Il y eut un premier coup de tonnerre annonciateur d’autres bien plus terribles encore, qui fit trembler le sol sur lequel il reposait ; puis quelques grosses gouttes d’une pluie chaude et grasse vinrent claquer sur son visage et le ramenèrent brutalement à l’état de conscience. Il ouvrit péniblement les yeux, puis la bouche pour s’abreuver, afin d’essayer de ranimer son corps meurtri en lui apportant un peu d’eau. Ce qui eut pour effet de produire quelques mouvements de ses membres, ce qui commença à lui redonner foi en ses chances de s’en sortir. Sous une pluie battante, maintenant bien désaltéré, il avait fini par se retrouver à genoux, aux abords de l’inextricable forêt, dont il avait réussi à s’extraire, observant devant lui une prairie brumeuse faite de hautes herbes desséchées et d’arbres fruitiers sauvages qu’ils ne reconnaissaient pas. Au loin, il croyait discerner les sommets arrondis de quelques collines, au pied d’une zone lumineuse et floue. Le passage à la position verticale fut pour lui tout aussi ardu que nécessaire. Hors de question de rester plus longtemps dans cet état de soumission ! Et d’affronter le retour probable de ces créatures étranges, dont il se demandait encore si elles avaient bien existé, ou si elles n’étaient que le produit de son imagination en délire. Chaque fois qu’il fermait les yeux, il les revoyait comme dans un rêve, leur face hilare, leur folle énergie, leur emprise démentielle, leur haleine chaude et sucrée… Et il redoutait autant qu’il en était curieux, de tomber sur elles à nouveaux. Il se mit en marche, se frayant un improbable chemin parmi une végétation luxuriante, se nourrissant de quelques fruits cueillis sur son passage et se dirigeant droit vers les collines devant lui. Se persuadant que son salut se trouvait ptêtre dans cette direction. Son salut… Ou la fin brutale de son histoire. Quoiqu’il en soit, il n’avait rien à perdre ! Confiant en sa bonne étoile, il avait réussi à se convaincre que s’il avait échappé juske à présent à tous les dangers qu’il avait rencontrés, ce n’était pas pour rien. Qu’il y avait certainement une bonne explication, quelque part, devant lui et qu’il ne lui restait plus qu’à la trouver. Progressant maintenant avec moins de difficulté, il marchait d’un bon pas, éclairé par quelques éclairs, qui illuminaient encore le ciel et la prairie par moments. Il commençait à mieux percevoir ce que pouvait être cette immensité lumineuse qu’il avait pour horizon. Peu à peu, des formes et des volumes très colorés se dessinaient avec netteté et l’ensemble lui faisait penser de plus en plus à une sorte de grand village. Mais très loin en apparence de tous ceux qu’il se rappelait de sa vie d’avant ! Ces constructions inhabituelles ressemblaient plutôt à des maquettes. Non pas à cause de leur taille, certes plus modeste que ce à quoi il s’était attendu, mais en raison de la naïveté de l’architecture. Il ressentit alors un immense coup au cœur, se remémorant les constructions playmobil de ses enfants et toutes ces heures qu’il avait passées à partager leurs jeux sans cesse réinventés… Malgré les larmes qui coulaient sur son visage, il était toujours aussi résolu et continua d’avancer de plus belle. Il pouvait maintenant bien distinguer les maisonnettes aux formes géométriques simples et pourvues de portes et de fenêtres réduites. De là où il était, il ne semblait régner aucune activité particulière. Alors il se décida de s’approcher encore un peu, à bonne distance, pour se trouver un poste d’observation, afin de mieux comprendre ce qu’il se passait dans ce village et de mieux connaître ses mystérieux habitants. Au cours de sa longue marche forcée, il avait commencé à s’organiser un peu. Ayant retrouvé par hasard son sac à dos, il avait pris bien soin de le garnir de provisions, en faisant quelques cueillettes en chemin et remplissant sa gourde sous de larges feuilles de bananiers, pour récupérer de l’eau de pluie. Il était à présent équipé pour un long siège, qui durerait le temps qu’il faudrait, pour bien se préparer à un jeu de rôles d’un genre inédit. N’ayant aucune intention d’y participer ignorant et affaibli ! Caché derrière quelques rochers, abrité sous un pin parasol, sa vision surplombait le village. Et de cet endroit, il était capable de bien voir chaque habitation, autant que les connexions visibles entre certaines d’entre elles. Bien analyser les données d’un problème et bien en comprendre ses lois, lui paraissait être une base incontournable, avant de s’y attaquer et d’avoir une chance de le résoudre. Au point où il en était, sans avenir clairement tracé devant lui, son passé détruit à jamais derrière lui… Il avait maintenant tout son temps.
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6月22日 KiKouLanD - Chapitre II
Le peuple KiKou vivait donc heureux et insouciant dans son petit univers protégé, où il ne se passait jamais grand-chose d’extraordinaire. Juske au jour où sa tranquillité fut menacée par l’irruption d’un étranger. Un être humain ! Fort mal en point, il avait erré pendant des jours et des jours en pleine forêt vierge, ayant perdu tout le reste de son expédition dans des conditions effroyables. Lui, sa femme, ses enfants et quelques amis avaient entrepris une simple sortie botanique, mais qui avait rapidement viré au cauchemar. Ayant sous-estimé les dangers d’une nature sauvage et impitoyable, ainsi que les préparatifs de base pour s’en protéger, ils avaient tous été décimés un à un. Lui-même, ne devait sa relative survie, qu’à un fort instinct de conservation, qui l’avait malgré lui transformé en bête féroce. Ce qui lui avait permis d’échapper à une mort certaine, non pas en cherchant à dominer ce milieu hostile, mais en adoptant ses règles et son langage. Ce n’était ptêtre pas le seul moyen de s’en sortir, mais au moins, celui-là avait marché. Mais il était aussi possible, que cet homme eut déjà en lui au départ, sans le savoir, quelques prédispositions pour cela !
Mort de fatigue, souffrant le martyre et n’ayant plus le goût de vivre, il avait échoué, seul rescapé, à seulement quelques centaines de mètres du village KiKou. Et un jour, un habitant, qui jouait dans les parages avec ses amis, avait fini par le découvrir, sale, hirsute et déjà à moitié enseveli par la végétation qui avait commencé à le recouvrir. Trop heureuse de s’être ainsi prévu pour des années à venir, un terreau de premier choix ! En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, le joyeux et intrépide KiKou fut vite rejoint par ses congénères. Et tous se rassemblèrent… autour de ce qui ressemblait déjà fort à un cadavre ! Insouciant de la gravité de l’état de cet homme, tout autant que du danger qu’il pouvait représenter pour eux, les KiKous eurent tôt fait de l’adopter. Célébrant à leur manière, ce cadeau tombé du ciel, par de joyeux « KiKou KiKou ! » à n’en plus finir. Et leur visage qui s’illuminaient ce faisant, radieux, trahissaient à merveille le sentiment d’une joie nouvelle qui venait de leur être offerte… Lorsque dans un ultime effort, rassemblant péniblement sa conscience éparpillée, cet homme émit un râle plaintif, en remuant à peine quelques doigts, les KiKous furent tout d’abord surpris et firent de concert un bond en arrière. Mais se ravisant bien vite et s’esclaffant de leur réaction, leur étonnement se transforma à la vitesse de l’éclair, en une excitation folle. Ils comprirent aussitôt que cette masse inanimée pouvait être susceptible d’être autrement intéressante ! Sans l’avoir prémédité, ils entreprirent de dégager l’homme de son cercueil végétal. Et chacun leur tour, ils se succédèrent pour lui témoigner toute leur affection, le bizouillant à qui-mieux-mieux. Le moribond qui n’en demandait pas tant, manqua rapidement d’air, suffoqua et d’un geste rageur, envoya promener toute cette marmaille aux quatre vents. Sauf qu’il se passa une chose qu’il n’avait pas prévu : comprenant qu’il s’agissait d’un nouveau jeu, les KiKous revinrent à la charge, plus gais et plus affectueux que jamais !
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6月19日 KiKouLanD - Chapitre I
Il était une fois au pays de KiKouLanD, un peuple merveilleux. La vie dans ce pays y était si douce et sucrée, que chacun de ses habitants y coulait des jours heureux, sans ne jamais connaître aucun souci dans leur existence. Ce pays était très petit et il n’y avait en tout et pour tout qu’un seul village en son beau milieu. Un village aux maisons très colorées et toutes aussi différentes les unes que les autres, mais qui avaient en commun de n’avoir ni portes ni fenêtres. Il est vrai que dans ce pays magique, il y faisait toujours beau. Le temps y était clément, sans y être suffocant de chaleur. Il y poussait une végétation extraordinaire, luxuriante, mais sans être envahissante. Comme si elle concourait à la beauté du paysage, d’elle-même, de son plein gré. Au milieu de ce climat généreux, vivaient aussi, mais en quantité très limitée, toutes sortes d’animaux, tous aussi peu farouches, les uns que les autres. Comme s’ils n’avaient rien à craindre de quiconque, ni même des habitants. Il régnait une harmonie fantastique entre tout ce petit monde et rien ne semblait capable de venir la briser un jour. Tout le monde connaissait tout le monde et éprouvait un réel sentiment de fraternité pour son voisin, qu’il soit proche ou éloigné. Dans ce pays très particulier, personne ne travaillait. Je devrais plutôt dire, personne n’avait besoin de travailler. Être heureux semblait être l’unique but de chacun et tous les habitants y consacraient le plus clair de leur temps. Si bien que tous ne semblaient se nourrir que d’amour et d’eau fraîche ! Tant ils étaient tous occupés à se rendre heureux les uns les autres. Rivalisant de la plus extrême gentillesse à tout propos, des KiKous par ci, des KiKous par là…
Petit aparté. « KiKou » dans la langue de ce peuple primitif, est un mot d’une importance considérable. De l’avis des experts en linguistique qui se sont penchés sur la question, ce mot est même LE symbole de leur unité nationale. Une vraie source de ralliement, un signe de reconnaissance qui possède plusieurs significations. Certes, pour nous, pauvres Européens, il semble plutôt réducteur et quelque peu enfantin. Mais il n’en est rien ! Il démontre à merveille le sentiment d’appartenance à une tradition qui provient de la nuit des temps et qui ambitionne clairement de montrer à tous la voie divine pour l’éternité. Ce mot possède déjà le sens de « salut » que nous utilisons en beaucoup de circonstances et sans trop y faire attention. Mais en réalité, il est bien plus que cela. Il saurait stimuler par ses sonorités joyeuses et entraînantes, certaines zones méconnues du cerveau, pour les rendre actives et disponibles. Ces deux syllabes toutes simples déclencheraient alors, autant en ceux qui les prononceraient, qu’en ceux qui les entendraient, toute une série de réactions en chaine, visant à créer entre les personnes concernées, un réseau de connexions, allant de la plus complexe à la plus intime. Fortifiant de cette manière, ce sentiment de n’être en réalité qu’une seule et même entité, qui se serait partagée en plusieurs enveloppes. Fin de l’aparté.
Une gentillesse qui serait d’une sincérité telle, qu’il est bien difficile pour nous de l'imaginer, tristes sires à côté des ces bienheureux… Une gentillesse qui s’exprime aussi chez ce peuple adorable, en affichant en toute circonstance un magnifique sourire, autant par politesse que pour signifier la joie qui les inonde en permanence de l’intérieur. Des sourires qu’ils s’échangent tout le long de la journée, rien dans leur vie n’étant susceptible de leur faire de l’ombre. Des sourires qui prouvent à l’évidence tout l’amour qu’ils ont les uns pour les autres, ainsi que le bonheur de pouvoir le vivre au grand jour, sans menaces, sans suspicions et sans jalousies d’aucune sorte. Des sourires comme autant de fenêtres ouvertes sur leur cœur immense, autant pour y laisser entrer la douce et chaude lumière de l’extérieur, que pour offrir la leur, venant du fond de leur être, celle dont ils sont faits, leur unique raison d’exister.
Suite au prochain épisode
6月9日 KiKouLanD ?6月5日 Meeting of the spiritsTe reconnaîtrai-je
Toi que mon âme appelle ?
Je te sens tellement exister
Si loin et si proche...
Te reconnaîtrai-je
En gardant les yeux fermés
Pour ne plus encore me tromper ?
Toi qui es mon autre moitié
Pour enfin ne faire plus qu'Un...
Me reconnaîtras-tu
Toi qui me cherches sans le savoir
Là où je ne suis pas ?
Sauras-tu me reconnaître
Quand moi je ne le saurai pas ?
Toi que je n'ose pas imaginer
Et moi qui ai tant de visages
Marcheras-tu vers moi
Quand j'avancerai vers toi ?
Ou serons-nous dans cette vie
Éternellement des inconnus ?
En se promettant pour après
Un jour enfin
La chance de se rencontrer...
6月2日 Mea culpaMea culpa
Pour toutes les fois où je me suis trompé
Mea culpa
Pour toutes les fois où je me suis contredit
Mea culpa
Pour toutes mes paroles définitives et radicales...
Qui ne l'étaient finalement...
Que pendant un court moment !
Mea culpa
Pour toutes mes erreurs découvertes trop tard
Et mea culpa
Pour celle que je commets en écrivant ce billet...
Qui n'est peut-être qu'une erreur de plus !
5月28日 And then they were threeQuand trop d'incompréhensions tuent la compréhension...
Savoir dire NON et enfin trancher
Définitivement, sans tergiverser
Ne plus se renier, rester...
Soi-même,
Libre et pleinement heureux de l'être
Ce que décida Steve Hackett en 1977
(Et Peter Gabriel un peu avant)
En écoutant son coeur et sa raison
En quittant Genesis...
Pour une longue traversée du désert
Seul, critiqué, détesté, lâché...
Mais intègre et droit dans ses bottes !
5月25日 Une absence...5月23日 Aïe mon cou !5月19日 Un dernier rappelUn soir, seul dans sa loge
Longtemps après avoir raccroché
Auguste se souvenait de sa gloire passée
De l'éclat de chacune de ses apparitions
Et de l'attention qu'il savait captiver.
Mesurant l'oubli dans lequel il vivait
Sous le triste éclairage d'une ampoule usée
Il eut envie de revêtir son habit de lumière
Une nouvelle fois, comme avant
Et de renouer avec ses pitreries préférées
Celles qui avaient fait tout son succès.
Tout occupé à s'exercer devant son miroir
Se jugeant encore jeune et fringuant
Il fut pris d'un violent étourdissement
Et soudain se réveilla sur une scène étrange.
Retrouvant peu à peu ses anciens repères,
Ses automatismes, ses tics et ses mimiques
Il se mit à jouer comme dans un rêve éveillé.
Mais... Quelque chose n'allait pas...
Quelque chose ne tournait pas rond...
Comme un tour de magie qui aurait raté
Et qui ne recueillerait qu'un profond silence...
Comme si plus personne n'y croyait encore
Comme si plus personne n'était dupe
Ses effets tombant à plat, usés, dépassés, enterrés.
Quand Auguste se réveilla
Il était toujours dans sa loge, aussi seul.
Et il comprit que son costume de lumière
Ne lui servirait plus jamais à rien,
Qu'il n'avait pas d'autres choix que d'être lui-même,
Tel qu'il est dans son monde d'aujourd'hui.
Dans un autre costume qui lui irait mieux
Dans un autre rôle qui lui ressemble plus.
Plutôt que de vouloir ressusciter un passé
Qui n'a plus aucun sens
Ni aucune chance d'exister...
5月18日 Combien pesez-vous ?Je me fiche (évidemment) de celui qui est indiqué sur votre balance !
Je me fiche de savoir s'il est trop élevé ou s'il ne l'est pas.
S'il est en rapport ou pas
avec l'importance que vous vous donnez.
Ou bien si vous vous en fichez complètement !
La seule chose qu'il m'importe de savoir,
C'est si on vous donne le poids que vous pensez avoir.
Si celui que l'on estime peser
correspond à l'idée que les autres ont de nous.
Et finalement...
Si on se voit avec autant d'importance
Que celle que l'on a pour les autres.
Avec en arrière plan...
La vague idée que ce n'est pas toujours vrai !
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